Rôti Maillot

Kebab Théâtre – Part 1

Kebab Théâtre - Part 1

Article co-écrit par Tiphaine et Salomé P. 

Kebab Théâtre - Part 1

Le 2 Janvier, j’ai laissé ma dignité dans un bar. Le 7 février je l’ai récupéré. Et j’ai pris celle de ma copine sous mon bras aussi. On vous raconte ?

 

Et oui, la copine c’est moi. La nana qui dit tout le temps « y’a vraiment qu’à moi que ça arrive ». La nana qui, malgré tout, est la mieux entourée du monde entier, surtout quand face à l’humiliation, les mots qui auraient dû sortir de sa bouche sortent de celle qui lui aura permis de ne pas perdre la face. Bon ok, on vous raconte.

 

Ok, on vient de m’accepter dans un super stage. Ok, je pars vivre ailleurs. Ok, je commence une nouvelle vie. Ok, faut fêter ça. Forcément, ça se fête avec elle. On s’est rencontré on était encore gosse, je jouais très mal au tennis et elle criait chaque fois qu’elle devait jouer contre moi. Quand je lui ai annoncé pour le job j’ai reçu texto « Énorme !! Ça se fête !!! T’es la meilleure ». C’était parti. On allait faire la fête.

 

Bravo !

Bravo !

 

En passant il faut arrêter avec cette histoire de tennis. Evidemment t’es la meilleure, évidemment ça se fête. Il manquait juste quelque chose.

 

Vendredi soir, donc, je me prépare un minimum. J’ai un rendez-vous à 18H, puis ensuite fiesta entre copines. À 18H30, elle m’envoie « par contre y’a double date. Enfin en quelques sortes, je te raconterai… ».

LA SALOPE !

Faut dire, elle a rencontré un mec y’a quelques semaines. Il a pas l’air mal. Bon je le connais pas mais y’a déjà eu trois rencards. Un verre. Un ciné. Un spectacle. Je comprends qu’elle veuille le voir.

 

Ce mec justement, A./28 ans/sympa. C’est vrai il y a eu tout ça, ces trois bons moments, un peu gênants parfois car on ne sait jamais ce que pense et veut l’autre. Il n’y avait toujours pas eu de bisous langoureux (je viens de m’apercevoir d’une chose « langoureux » = « avec la langue » ? Pardon je m’égare). Je me dis que l’alcool aidant, ce soir on concrétise. Du coup j’accepte l’invitation d’A. qui me propose de les rejoindre, lui et son pote, après dîner.

 

Diner. Boire. On est bien toutes les deux. On bavasse comme des ados.

On se raconte nos vies, on échange. Et on file au bar.

 

Blague à part, j’étais persuadée de retrouver la dignité de mon amie, perdue ce fameux 2 janvier. Mais je ne m’attendais pas à ce qui allait suivre …

bar-cafe-brun-bordeaux

Non mais ce bar, ça a été le début d’une longue soirée le 2 Janvier. La cuite de l’année je la surnomme. Pour vous dire. On était que le 2 Janvier. Ambiance.

Toujours est-il que ce 7 février, je ne pensais pas récupérer ma dignité et pourtant.

Alors déjà, pour boire un verre, faut jouer des coudes. Pour s’asseoir à une table, faut rouler des yeux.

On a nos verres dans les mains on s’assoit à cette table, dans le coin. On garde deux chaises en plus.

 

Oui, deux chaises, car c’étaient deux hommes que nous devions rejoindre. Ce bar était blindé, l’ambiance du vendredi soir planait et s’emparait de tout mon être. L’excitation de savoir enfin ce qui allait se passer. C’est avec une certaine assurance, rare en ce moment, et les quelques verres bus au dîner que je me préparais à la jouer séductrice. Un texto : « On est là ».

 

ON. ON. ON !

 

Nous, nous sommes des filles pleines de joie (surtout quand nous sommes ensemble). Alors quand j’aperçois A. non loin de nous, je gesticule, je souris, je le cherche du regard. Ma copine ici présente se lève, décidée (comme je voudrais l’être) et leur balance « Venez, nous avons les meilleures places ». Ici vont commencer les incompréhensions …

 

Vous voulez connaître la suite ?