Rôti Maillot

Comment j’ai refusé l’histoire d’un soir…

C’est quand même étrange d’avoir à faire à un homme franc. C’est comme se retrouver dans un Monde virtuel, le SIMs des meufs-qui-en-ont-marre-des-lâches…

 


Et il arrive dans cette maison, où je vivais depuis 2 semaines, pour réparer les fusibles (oui oui un électricien, cliché du film porno).
Et j’ai ouvert la porte la tête dans le cul, à peine réveillée d’une sieste de 2h30 (merci la panne d’electricité).

Questions de base : Tu es ici depuis longtemps, tu viens d’où, t’as voyagé où, tu aimes bien ???
Et sortie de nulle part : Tu as rencontré beaucoup de garçons ? (notez bien «garçons» et pas «personnes»)…
Moi : Euh oui, non enfin What ??
Finalement : non je n’ai pas rencontré beaucoup de garçons.

Et je l’entends parler de chance ou de je ne sais quoi mais je n’ai pas le temps d’écouter, je suis trop occupée à me demander d’où vient ce franc parler qui en gros vient de me demander le nombre de rapports sexuels que j’ai eu depuis que je suis ici …

Mais il continue : Tu peux dire un truc en français ? French accent is so sexy, tu as un copain ?
– Non et toi une copine ?
Non ça s’est fini y’a 6 mois car elle m’a trompé au bout de 3 ans, maintenant je vais vivre ma vie et m’amuser.

Et quelques questions philosophiques plus tard : Tu es du genre « one night stand » ?
Moi : euh non, enfin what ??? Définitivement non.
Il persiste.
Et signe : J’ai réparé les fusibles, profite bien de ton voyage.
Et sinon, tu es sûre, tu ne veux vraiment pas d’une histoire d’un soir ?
Après avoir été surprise, amusée, flattée et embarrassée je me suis posé deux ou trois questions.

 

 

 

D’un côté la gente féminine demande de la galanterie, des fleurs, des ballades sur le sable chaud et du chabadabada afin de pouvoir céder à la tentation.

D’un autre côté elle veulent de la franchise.

Je m’aperçois juste que les deux ne vont pas du tout ensemble.

Salomé P.

Photographie Lili Eyes