Nina Caniac
Posté par le 6 mars 2013 dans Emotions VisuellesPas de commentaires

Bonjour, je m’appelle Nina Caniac.
Je suis une illustratrice et ingénieur papier, franco-allemande, de 27 ans.

Peux- tu nous raconter ton parcours et comment tu as fait tes débuts en tant qu’illustratrice ?

Je dessine depuis gamine. À l’époque, ma mère avait du m’inscrire dans un atelier d’arts créatifs le mercredi après-midi pour que je veuille bien continuer d’aller à l’école ! Puis j’ai fait un bac artistique en Suisse. Je voulais faire quelquechose avec du dessin en sortant et après avoir un peu tâté le stylisme, j’ai fait 4 ans de formation à l’école Emile Cohl. Pour moi c’était parfait. Avec une formation en dessin animé, BD et illustration les premières années, j’ai eu le temps de toucher aux 3 disciplines avant de me lancer en illustration.

À la sortie de l’école, j’ai failli travailler sur un long-métrage, mais le projet a capoté quelques mois plus tard…

J’ai eu mon premier contrat en allant démarcher au salon de Montreuil qui a suivi. Les rencontres avec les professionnels, c’est un peu flippant au début, mais c’est toujours très enrichissant et avec le temps cela devient bien plus facile.

 

 Quelles sont tes influences et tes artistes référents ?

Voilà bien la question la plus difficile… Je regarde beaucoup ce qui se passe dans l’actualité du monde du pop-up et de l’illustration jeunesse que ce soit en France ou à l’international.

En pop-up, mes références vont de Robert Sabuda (surtout ces premiers livres comme « Cookie Count ») à David Carter en passant par David Pelham, UGYevgeniya Yeretskaya par exemple.

Dans mon travail d’illustration, on m’a souvent dit que mon style faisait penser aux anciens illustrateurs russes ou aux vieux Disney. Dans ceux qui ne sont plus là, j’aime beaucoup le travail de Mary Blair, de Charley Harper, de Kay Nielsen et de Arthur Rackham. Je suis fasciné par Franquin, Wendling et Nicolas Marlet dans leur talent à avoir la trait juste pour re-designer ce qu’ils voyent. Et puis après, j’aime beaucoup les artistes qui arrivent à donner des ambiances colorées auxquelles on ne s’attend pas, mais qui fonctionnent à merveille, comme le travail d’Aurélie Neyret ou de Lou Romano ou de Joey Chou ou de Clément Lefèvre. Ensuite, en vrac, Brittney Lee, Uwe Heidschötter, Wouter Tulp, Lisbeth Zwerger, David Sala, Elodie Nouhen, Renata Liwska et bien d’autres.

 

 

 As-tu une technique de dessin particulière ? Quelle-est ta méthode de travail ?

 

Je dessine un peu avec tous les médiums possibles, selon ce qui s’adapte le mieux au projet ou selon mes envies.
Mais pour le pop-up c’est le numérique qui l’emporte, car c’est le plus rapide (j‘économise 2 étapes) et avec les délais qu’on nous donne c’est ce qui revient le plus souvent. Par contre, je suis incapable de dessiner directement à la tablette, donc je scanne mon dessin et le met en couleur avec Photoshop. Et si je dessine en tradi, je fais quand même mes pochades sur Photoshop pour définir mes couleurs. L’outil « teinte saturation » c’est juste magique et permet de trouver des couleurs auxquelles on n’aurait pas forcément songé à la base.

En pop-up, je fais aussi, après le croquis, une maquette en blanc c’est à dire juste en papier. Ensuite je scan chaque morceau que je redessine sur Illustrator. Une fois le contour défini, je mets en couleur sous Photoshop. Enfin j’imprime tous les morceaux et le fond et je fais une maquette complète de toutes mes pages.

 

 

 

À travers tes dessins y a t’il un message que tu veux faire passer ou un état d’esprit ?

Le message, je le mets souvent dans mes histoires (j’ai aussi écrit le texte de mes 4 premiers livres) et des histoires j’en ai de plus en plus à raconter ! Quand j’étais encore en formation, j’avais peur de n’avoir rien à dire, mais une fois sortie, je me suis rendue compte que c’était plutôt l’inverse.

Dans mes dessins, je cherche surtout à faire passer une émotion ou capturer un instant de l’histoire qui n’est pas écrit dans le texte. Par exemple, tout le monde connaît la princesse au petit pois avec son lit de 20 matelas de haut. Mais personne n’explique comment elle y grimpe !

Si c’est une illustration pop-up, mon but est que l’animation et la 3D en papier apporte quelque chose en plus à l’image. Les poissons sautent vraiment hors de la page. J’essaye aussi de changer le format du livre, de toujours faire dépasser quelque chose, sinon ça perd son effet magique je trouve.

 

Peux-tu nous parler de tes projets actuels ou futurs ?

 

Je suis en ce moment entre Berlin et Genève. J’en profite pour essayer de travailler aussi avec les éditeurs allemands. Plusieurs pistes sont en cours de négociation, rien dont je peux vraiment encore parler, mais mon prochain livre devrait être en allemand. Je finis aussi actuellement 4 superbes projets de livres différents que j’ai monté avec 4 auteurs différents. Maintenant, il faut leur trouver un éditeur…

 

Retrouver Nina sur son site, blog, facebook et ultrabook !

www.ninacaniac.com
http://nina-caniac.tumblr.com
http://www.facebook.com/nina.caniac
http://ninacaniac.ultra-book.info/

 

Votre impression ?
Ça ne vous donne pas envie de lire un livre pop up ?
Moi, j’aurai carrément envie d’essayer d’en faire un !



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