Clémence Perrault
Posté par le 20 mars 2013 dans Emotions Visuelles2 Commentaires

Bonjour ! Je m’appelle Clémence Perrault, j’ai 22 ans. Je fais des illustrations et de la bande-dessinée à Cholet. Je suis assistante café dans un atelier d’auteurs BD-illustrateurs, et je joue aux jeux vidéos.

Peux- tu nous raconter ton parcours et comment tu as fait tes débuts en tant qu’illustrateur ?

Je me souviens avoir réellement réfléchi au métier d’illustratrice au lycée, lors des fameuses périodes d’orientation postbac. J’avais écrit « dessinatrice » dans la case « Profession souhaitée », et à l’époque on m’avait plutôt conseillé de m’assurer une formation plus… sécurisante.
Un an plus tard, en fac de langues étrangères, ce sont les périodes de grève universitaire qui m’ont permis de me remettre au dessin et j’ai décidé de tout laisser tomber pour tenter le concours d’entrée à l’école Pivaut, à Nantes. C’est une école privée qui possède différents cursus : décoration peinte, webdesign, architecture, illustration, bande dessinée, dessin d’animation…  Les cours y sont assurés par des professionnels de chaque domaine : j’ai choisi spécialité BD, et j’ai pu rencontrer des auteurs, des storyboarders, des peintres…

Le second point fort de mon jeune parcours est sans aucun doute les stages que l’école nous permettait de faire. J’ai passé plusieurs mois dans un atelier BD, qui regroupe aussi bien des auteurs professionnels que des amateurs de la bande-dessinée. J’y ai appris énormément, et depuis la fin de ma scolarité à Pivaut en 2011, c’est désormais ici que je travaille quelques jours par semaine (et accessoirement je fais le café). C’est vraiment très formateur grâce à l’émulation entre collègues, on discute ensemble de BD, cinéma, jeux vidéos… Je me suis donc depuis mise à mon compte en tant qu’illustratrice-auteure freelance.

Quelles-sont tes influences et tes artistes référents ?

À première vue ce sont des auteurs du milieu comics qui me viennent à l’esprit : l’incontournable Bruce Timm, le fabuleux Adam Hughes : j’aime beaucoup leur dessin épuré, ultra-féminin.

Côté bande-dessinée toujours, je citerai Alessandro Barbucci, dont j’ai beaucoup aimé Chosp pour le côté ultra-décalé avec un superbe dessin. Boulet, dont je suis fan du travail mais surtout de son sens de la narration (je pense à ses Notes).

Dans un autre registre, après avoir passé des heures et des heures devant Cartoon Network, j’y ai découvert le travail de Genndy Tartakovsky (Clone Wars, Le Laboratoire de Dexter, Les Super Nanas…), pour le côté plus cartoon et très dynamique.

Enfin, je puise une partie de mon inspiration dans les jeux vidéos. Inconditionnelle de Tomb Raider et plus récemment d’Assassin’s Creed, j’y joue pour le plaisir, mais c’est surtout l’occasion d’admirer le concept-art et d’acheter les artbooks par la suite !

Et puis parce que j’aime beaucoup leur travail aussi : Glen Keane, Didier Cassegrain, Claire Wendling, Ciia, Bill Presing

As-tu une technique de dessin particulière ? Quelle-est ta méthode de travail ?

Pour les planches de bande-dessinée, c’est la bonne vieille méthode traditionnelle : papier-crayon. En l’occurrence un papier assez épais et lisse, et un Col-Erase bleu, ces crayons de couleur effaçables qui viennent du dessin animé. J’encre ensuite à la plume et encre de Chine, et aux feutres.

Lorsqu’il s’agit d’illustrations, j’ai tendance à les réaliser directement à l’ordinateur, avec une tablette graphique toute simple. Mais à force de passer des heures à crayonner et effacer des croquis,  j’essaie maintenant de réaliser mes premières ébauches sur un VRAI petit carnet, dont on peut scanner les pages ensuite. Je fais mes encrages sur Paint Tool SAI, pour le rendu du trait qui me paraît plus lisse que sur Photoshop ; mais c’est sur ce bon vieux logiciel d’Adobe que je colorise et termine mes illustrations.

Mais comme je suis très peu constante sur ce genre de choses, je vais sûrement essayer et découvrir de nouvelles techniques !

À travers tes dessins y a-t-il un message que tu veux faire passer ou un état d’esprit ? 

Mon but, c’est de dessiner pour raconter quelque chose. Il n’y a donc pas de message à proprement parler… mais une volonté d’emmener le lecteur dans un univers et de lui faire vivre quelque chose. Je suis souvent fascinée par certains scénarios de films qui m’ont carrément transposée ailleurs, et j’aimerais pouvoir réaliser la même chose avec mes images.

Peux-tu nous parler de tes projets actuels ou futurs ?

Je réalise de temps en temps des visuels pour des festivals BD (affiches, illustrations) ; et en ce moment, je suis sur l’application 365 Pin-Ups, qui propose chaque jour une illustration  - avec entre autres Biboun, Barbucci, Reynès, El Gunto… Le tout chapeauté par la scénariste Miss Mady.

Il y a peu, avec un scénariste nous avions créé une histoire courte pour le Lanfeust Mag’, qui n’a pas encore vu le jour. Mais je travaille essentiellement sur un projet d’album BD jeunesse, que j’espère présenter prochainement. Entre temps, je sillonne les festivals BD des Pays-de-Loire avec l’association BD dont je fais partie. Et je suis toujours disponible pour quelque projet !

Pour en voir un peu plus:  http://clemenceperrault.carbonmade.com



2 commentaires pour “Clémence Perrault”

  1. Mamie et Papy - 06/04/13 - 10:30

    Continue comme ca tes dessins sont magnifiques Vu par tes grands parents

  2. Romain - 02/05/13 - 05:44

    Chapeau, tu dessines très bien.

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