Jean Henri Gaston Giraud, Gir, Moebus naît le 8 mai 1938, est mort samedi 10 mars 2012. Grand dessinateur de BD.
Après une enfance à dessiner des cow-boys et des indiens et une formation à l’Ecole des arts appliqués à Paris, Jean Giraud, a commencé à publier ses premiers dessins publicitaires et de mode à 18 ans, avant de collaborer à des illustrés comme Fripounet et Marisette, Ames Vaillantes ou encore Cœurs Vaillants.

Au début des années 60, il rencontre Jijé, qui le recrute comme assistant sur un épisode de Jerry Spring. Peu de temps après, le scénariste Jean-Michel Charlier cherche un dessinateur pour un western qu’il a en tête. Jijé décline l’offre, mais oriente Charlier vers Giraud. En 1963, sort Fort Navajo, la première histoire d’un lieutenant de l’armée américaine au nez cassé et au caractère trempé, Mike « Blueberry » Donovan qu’il va signer Gir.
Parallèlement à Blueberry, Giraud s’invente très vite un double qu’il appelle Moebius, en référence au ruban du savant Möbius, symbole de l’infini.

Sous ce pseudonyme il est l’auteur de bandes dessinées de science-fiction, telle que Le Garage hermétique, L’Incal ou Arzach, qui lui valent une reconnaissance internationale, que ce soit dans le milieu des comics américains ou des mangas japonais. Il est l’un des fondateurs de la maison d’édition « Les Humanoïdes Associés », puis du magazine Métal hurlant.
C’est sous ce nom d’emprunt qu’il a réalisé la série L’Incal, être mystérieux et double – l’Incal Lumière et l’Incal Noir – aux pouvoirs surpuissants mais pas maléfiques, scénarisé par le réalisateur chilien Alexandro Jodorowsky.
« J’ai deux pôles, deux gestes. Quand je suis dans la peau de Moebius, je dessine en état de transe, j’essaye d’échapper à mon moi », expliquait-il à l’occasion de son exposition à la Fondation Cartier.

Son style graphique, très variable, peut aller du réalisme fouillé de ses débuts dans les Aventures du lieutenant Blueberry, à l’onirisme et aux épures lyriques d’ouvrages plus récents. Son dessin va de la gravure, au trait classique en noir et blanc, au travail de la couleur environnementale typique de la ligne claire.
Ses univers sont pour la plus grande partie axés sur une science-fiction fantasmagorique et délirante ainsi qu’une poésie teintée de métaphysique.
Le cinéma lui a aussi fait les yeux doux. Avec Jodorowsky, il travaille sur le story-board d’une adaptation de Dune, de Frank Herbert, qui restera à l’état de projet. Ridley Scott lui demande de dessiner les costumes d’Alien.
René Laloux de réaliser le story-board des Maîtres du temps. James Cameron fait appel à lui pour quelques croquis d’extra-terrestres aquatiques pour The Abyss.
Son univers influença aussi beaucoup Miyazaki des Studio Ghibli notamment pour Nausicaä et la vallèe du vent. En 2004-2005 à l’hôtel de la Monnaie à Paris une exposition se déroula pour mettre en parallèle ces deux artistes.
Reprise de Nausicaä par Moebius.
Moebius, Gir est considéré comme un « géant » et « l’un des meilleurs dessinateurs du monde ».
Petite vidéo par ici et petite galerie par ici !
L’un des artistes référent de Charlène !
Retrouvez l’article de Charlène ICI !
Eyvie
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[...] commencé à lire Winshluss, Breccia, Rabaté, Tanxxx, J’aime les univers de Moebius ( déjà sur Les Midinettes ! ), Carlos Nine et puis pleins d’autres, ça part dans tous les [...]
[...] trouvera en France des bandes dessinées de Mœbus (déjà sur Les Midinettes ), Bilal et surtout Prado. À partir de là lui vient l’idée de mixer bande dessinée [...]
[...] de dormir. Un peu plus tard, ce sont des artistes assez divers, comme Norman Rockwell, Moebius, Winsor McCay, Claire Wendling, Cyril Pedrosa, Annette Marnat, Arthur Rackham, qui me faisaient [...]
[...] premier choc visuel dont je me souvienne est un dessin de Moebius. À l’époque où je ne savais pas vraiment quoi faire de ma vie, ce simple dessin a été [...]
[...] a aussi le grand Cosey et sa maitrise narrative avec son « Jonathan » par exemple. Puis il y a Moebius et sa bande du « Métal Hurlant », j’adorais sa liberté de ton, son psychédélisme, le [...]
[...] de dessinateur de BDs européennes, Moebius, Otomo, Miyazaki. Des styles différents. Les illustrateurs des années 50 m’ont aussi [...]
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