Qui ne connaît pas Hayao Miyazaki ? Levez la main !
Voici un article pour combler ce trou béant de culture, pour ceux qui ne connaisse pas et en apprendre un peu plus pour ceux qui connaissent.
Hayao Miyazaki est un dessinateur et avant tout un réalisateur, scénariste de film d’animation japonaise.
C’est lui qui a fondé les Studio Ghibli avec Isao Takahata.
On leur doit Mon voisin Totoro, Le Château dans le ciel, Porco Rosso, Princesse Mononoké, Le Voyage de Chihiro, Le Château Ambulant et plus récemment Arrietty, le petit monde des chapardeur ou encore La Colline aux coquelicots. ( Et bien plus encore… )
Ces titres ne vous disent rien ? Si vous n’en avez jamais vu, car « les animés, c’est pour les enfants » ou autres, je vous conseille d’aller jeter un oeil. Les histoires sont plus complexes qu’il n’y paraît et Hayao les destine à tous.
Le Voyage de Chihiro ( ci-dessous) sera le plus gros succès cinématographique de tous les temps au Japon (surpassant Titanic) avec 23 millions d’entrées, et bénéficiera d’une importante reconnaissance internationale en remportant de nombreux prix. En France, il totalisera plus de 1 400 000 entrées.
Souvent, ( pour ne pas dire tout le temps) est mis en scène une adolescente qui passe à l’âge adulte. La miss a du caractère et sait ce qu’elle veut. Les femmes ont une place importante dans tous les récits Ghibli. Pour cause, Miyazaki est convaincu que les sociétés valorisant les femmes réussissent mieux. Un grand homme !
Les histoires se passent dans un monde intemporel mêlé de fantastique où on croise fantômes extensibles, petits êtres blancs, boules de poil noir, sorcières, dragon volant, bébé géant et autres bestioles farfelus pour notre plus grand plaisir.
Le château ambulant ci-dessous
Et que racontent ces histoires ?
Elles sont toutes basées sur les mêmes messages : l’écologie et le pouvoir de la nature. Il dénonce aussi l’inutilité de la violence, la bêtise humaine et la quête du pouvoir. Son message principal est celui de la paix. Ce qui est particulièrement intéressant, à l’opposé des Disney, c’est qu’il n’existe pas vraiment de « gentils » et de « méchants » dans ses films. Ses personnages montrent justement qu’il n’y a pas de bons ou de mauvais côtés mais des choix à faire. Il pousse un peu plus à la réflexion, cherchant à transmettre des valeurs que l’ont perd petit à petit.
Un grand homme je vous l’avais dit…
Par exemple, pour ceux qui l’ont vu, Dame Eboshi dans Princesse Mononoké(ci-dessous) est le reflet exact de l’humain avide de pouvoir, souhaitant asseoir son autorité sur la nature. Et, bien que cruelle, elle est juste envers les siens, abritant des lépreux et des prostitués, mis au ban de la société.
Le dernier film qui a réalisé, La Colline aux coquelicot (ci-dessous), sort un peu de sa ligné.e Savez-vous pourquoi ?
Peut-être avez vous remarqué qu’il n’y a ni magie, ni êtres étranges dans celui-ci. Cette histoire est principalement basée sur l’humain ; sa volonté de changer et son pouvoir d’agir seul face à des événements, sans aide miraculeuse.
La raison est simple, le Japon ayant été très marqué par Fukushima, Miyazaki a voulu faire passer un message d’espoir au peuple japonais à travers ce long métrage.
On y apprécie plus les petits rien de la vie : la préparation d’un dîner, le chemin qu’on prend tous les matins, les nouvelles rencontres… Le quotidien et ses petits événements sont racontés de façon poétique et apaisante.
Pour moi, ce dernier film en date est à voir. Il est dans mon top !
Si je ne vous ai toujours pas convaincu d’aller admirer un Miyazaki… Je joue ma carte décor !
Il est vrai que ces réalisations ont des longueurs dans le scénario, mais c’est pour mieux contempler la somptuosité des images réalisées ! Si l’histoire vous ennuie, vous pourrez toujours faire arrêt sur image !
Quand, en plus, on sait qu’elles sont quasiment toutes faites à la main(peinture, 2D…), c’est d’autant plus impressionnant !
Non, pas d’ordinateur, car Miyazaki et son collègue considèrent que la machine fait passer moins d’émotion que la création manuelle qui est plus …. vivante ! Ce sont les petites « maladresses » qui font la vie de ces productions. ( Encore faut-il les trouver… )
Pour finir, ceux qui ne sont pas fan d’animés, de films, où de dessins pourront ouvrir grand leurs oreilles et se délecter de la musique des Studio Ghibli qui contribue grandement à plonger dans ces univers oniriques.
Arrietty ci-dessous un film de Hiromasa Yonebayashi ( Studio Ghibli)
Je ne vous retiens pas plus longtemps, vous pouvez allez vous précipiter sur un Miyazaki. Je comprendrai !
Et surtout n’hésitez pas à nous faire partager votre avis sur ces longs métrages !
L’ un des artistes référent de Togram !
Retrouvez l’article de Togram ICI !
Pour les curieux quelques liens en plus:























J’adore ces dessins animé et tout ce qui s’en dégage … Je ne les ai pas encore tous vu et ton article me donne très envie d’en visionner un tout de suite !
Merci !
Et bon visionnage !
J’avoue que j’ai moi même envie d’aller me regarder un bon animé !
N’étant pas une grande fan de manga j’ai quand même pris la peine de regarder, il y a pas longtemps, Princesses Mononoké et le Voyage de Chihiro (que je pensais même pas que ça surpasserait Titanic qui est resté un des plus grand film de l’époque). Bref, deux des plus grands classiques de Hayao Miyazaki, et je le recommande fortement parce que ses films sont pleines de poésies et énormément de fantaisies mais sans allé dans l’exagération. En plus c’est pas souvent qu’on rencontre des réalisateurs qui crée leurs dessins animés à la main avec de véritable effets sonores.
[...] tout cas pour mon cas je vous laisserai juge ! Je suis une admiratrice complète du travail de Miyazaki ( déjà sur Les Midinettes ! ), j’adore l’humour et la simplicité de Sempé et de [...]
[...] Annette Marnat, Arthur Rackham, qui me faisaient rêver… mais aussi des films. J’adore Miyazaki, comme tout le monde je crois, et les films de Wes [...]
[...] de dessinateur de BDs européennes, Moebius, Otomo, Miyazaki. Des styles différents. Les illustrateurs des années 50 m’ont aussi [...]
[...] de dessinateur de BDs européennes, Moebius, Otomo, Miyazaki. Des styles différents. Les illustrateurs des années 50 m’ont aussi [...]