Rencontres

Anna Aaron, portrait

Anna Aaron Les Midinettes

Anna Aaron Les Midinettes

Je rencontre Anna Aaron, dans une grande pièce, un canapé perdu au milieu d’une salle froide et presque sans âme. C’est sans compter sur le potentiel qu’a Anna à remplir cet espace avec sa vision des choses, son intellect et ses questionnements.

Des airs de poupées, des bras tatoués, la jeune bâloise me fait entrer dans son univers comme Alice ouvrirait la porte des merveilles. Je plonge sans hésiter.

On discute, on papote. On parle de son album. NEURO. Un hymne à la « science fiction », au digital, au numérique. À cette société qui change, qui mue, qui se transporte sans savoir encore où elle va.

L’album a été créé comme on crée une oeuvre, et c’est bien de ça qu’il s’agit. Elle crée à l’intuition. Elle a choisi un thème qui lui plaisait, qui l’interrogeait, sans jamais vraiment lui faire peur. On peut imaginer que tout cela la fascinait. Des films, des livres, des essais, Anna Aaron a tiré les fils de l’histoire du digital pour crée sa propre histoire. Avec son histoire elle participe à l’oeuvre artistique générale. On est dans le commun, dans cette histoire, dans cette oeuvre que l’on construit tous ensemble.

Comme elle le dit si bien, la science-fiction était avant considérée comme étrange, à base d’aliens et de phénomènes que l’on ne comprenait pas. Désormais on entre dans la matrice, dans la dimension digital des choses. On crée une connexion entre le corps physique et le digital. On se connecte. Une nouvelle dimension spirituelle s’instaure.

NEURO, c’est tout ça. Anna Aaron c’est tout ça. Ce sont des questionnements, des connexions, une dimension spirituelle et des hypothèses. Cet album est constructif, il nous aide à nous poser des questions. À nous faire avancer. Ce n’est jamais fini finalement. Il reste toujours quelque chose.

Entre numérique et mysticisme j’ai découvert une artiste pleine de sens, pleine de questionnements et pleine de réponses.

NEURO, à écouter de toute urgence.