Cinéma

Mon Roi

Synopsis :

Tony est admise dans un centre de rééducation après une chute de ski. Diagnostic rupture des ligaments croisés, plusieurs mois de rééducation, dont de nombreuses semaines dans un centre de rééducation. Au cours d’un entretien avec la psychologue, celle-ci lui fait comprendre que cette blessure est sans doute dûe à autre chose, quelque chose de plus profond, un parallèle entre le physique et le psychologique.

C’est alors que nous plongeons dans les souvenirs de Tony, de sa rencontre avec Georgio, homme irrésistible, de cette relation passionnelle qui commence agréablement, et qui au fur et à mesure du temps se révèle être destructrice.

Réalisé par : Maïwenn

Casting :

Vincent Cassel – rôle de Georgio
Emmanuelle Bercot – rôle de Tony
Louis Garrel – rôle de Solal
Isild Le Besco – rôle de Babeth

Durée : 02h04min

Sortie le : 21 octobre 2015

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Ma critique :

Après 10 ans de travail sur le film, Maïwenn sort enfin Mon Roi, un film bouleversant, avec pour acteurs notamment Vincent Cassel, Emmanuelle Bercot, Louis Garrel et Isild Le Besco. Par ce film, Maïwenn nous montre l’amour, mais pas n’importe lequel, l’amour destructeur, avec un couple d’amoureux transis joués par Emmanuelle Bercot et Vincent Cassel.

Mon Roi c’est un ascenseur émotionnel, qui monte et qui descend tout au long du film.

Ce film repose sur une relation amoureuse qui paraît idyllique au départ et qui devient clairement toxique. Une relation si réaliste jouée par des acteurs bluffants. On ne s’attend pas à la tournure de cette histoire d’amour.

De façon très subtile, au cours du film, Georgio enlève son masque et apparaît petit à petit un manipulateur, égoïste, menteur et infidèle. Tout l’effet est là, cette lenteur à faire apparaître qui est réellement cet homme. C’est ce qui rend cette histoire si réaliste. Ils s’aiment, ils se déchirent, il la fait passer pour une folle, lui montre sa vraie nature. Lorsque Tony essaye de s’en sortir il la rattrape juste à temps pour qu’elle retombe dans ses bras, parce qu’elle l’aime et on la comprend. C’est là toute la justesse de cette histoire. Les deux personnages restent malgré tout, coupables l’un et l’autre, de cette relation dévastatrice.

Des dialogues qui sonnent juste, un humour fin et des cris qui résonnent. Ce qui est agréable et naturel c’est cet humour si simple, si frais joué par les différents acteurs. On sentirait presque un humour non calculé, non écrit, qui nous fait rire tout au long du film. Avec le contraste des scènes fracassantes, scotchantes. Des cris, des larmes, de la souffrance. Ce film est une tempête. Chaque scène comique ou tragique est saisissante, prenante. On croirait même qu’Emmanuelle Bercot et Vincent Cassel ont vécu cette histoire.

Ce thème de l’amour passionnel a déjà été vu au cinéma, notamment avec le classique Autant en emporte le vent de Victor Fleming, mais aussi avec La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche, ou encore Match Point de Woody Allen. C’est un sujet utilisé également au travers de la musique, notamment dans le clip de Toys « Fire » réalisé par Louis de Caunes, qui met en scène le couple Adèle Exarchopoulos et Jérémie Laheurte. Malgré tout Maïwenn donne une autre vision de l’amour destructeur. Le passionnel, l’enivrant, l’inconditionnel, celui pour qui on replonge.

Mon Roi est une claque, un film prenant qui bouleverse.

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