Cinéma

Juste la fin du monde

Synopsis :

Louis, un écrivain retourne dans son village natal, après douze ans d’absence, pour annoncer à sa famille qu’il va bientôt mourir. 
Retrouvailles avec cette famille, où l’on se dit l’amour que l’on se porte à travers les éternelles querelles, où les mots les plus futiles sont lourds de sens et où les discussions banales remplacent les vraies paroles.

Réalisé par : Xavier Dolan

Casting : Gaspard Ulliel, Nathalie Baye, Marion Cotillard, Vincent Cassel, Léa Seydoux

Durée : 01h35min

Sortie le : 26 septembre 2016

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Ma critique :

Un film porté par un texte magnifique (à savoir une pièce de théâtre écrite par Jean-Luc Largarce), filmé par le « petit génie » du cinéma avec pour rôles principaux des grands noms du cinéma français. L’affiche fait rêver, en premier lieu. Après réflexion on se dit que c’est presque trop.

Xavier Dolan à une lecture précise des mots, une maîtrise totale de ce qu’il veut donner au spectateur et c’est réussi. L’identification est là, on connaît tous un de ces personnages, peut-être même que l’un d’eux, c’est nous-même.

L’annonce que doit faire le personnage principal n’est pas simple, mais ce qui l’est encore moins c’est sa famille. Cette journée qui devait mettre fin à tous ces conflits prend une autre tournure. Entre têtes à têtes et discussions de groupe, les attentes de la famille et celle de Louis ne sont pas les mêmes et tout le monde s’accorde à raconter du vide plutôt que ce qui blesse.

Dolan touche, une fois n’est pas coutume, juste. La larme coule malgré vous sur votre joue redevenue enfantine devant ces scènes criantes de vérité sur les rapports familiaux.

Et mieux encore, Dolan fait renaitre en moi l’admiration la plus totale que j’ai pour le casting qu’il s’est offert. J’ai retrouvé une magnifique Marion Cotillard que j’avais perdu de vue depuis bien longtemps. Nathalie Baye conserve son statut, à mes yeux, de plus grande actrice française. Vincent Cassel m’a coupé le souffle. Gaspard Ulliel m’a attirée, intriguée, angoissée et épatée. Et j’ai enfin compris pourquoi Léa Seydoux faisait partie du paysage cinématographique français.

À écouter : la bande son du film

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